La technologie se lance dans le débat

Ce billet, signé Claudine Jourdain et Danielle C. Jacques a d’abord été publié dans l’Infolettre du RÉCIT du mois de février 2014.

Débattre en ligne et à distance, remplacer l’exposé oral par un débat, c’est possible! La clé de notre succès : une plateforme de visioconférence, un outil d’écriture conjointe et collaborative… Et c’est parti!
Travaillant au RÉCIT à la formation générale des adultes dans un contexte d’entrées et de sorties variables où les élèves apprennent en individualisé, dans de petits centres où le débat trouve rarement sa place faute de participant, nous avons osé.
Première étape, le recrutement. Le défi? Trouver des collaborateurs en mesure de sortir du cadre habituel, capables de faire confiance et de prendre des risques. Pour arriver à réaliser ce genre de projet, il faut compter sur une équipe aux personnalités compatibles, une bonne dose d’enthousiasme et beaucoup d’ouverture d’esprit. Des perles s’offrent à nous et trouvent leur place dans notre écrin. Elles font connaissance, structurent le cadre de travail, planifient les rencontres et les travaux, établissent les modalités d’évaluation; le tout sur Via et documents Google.
Comme il s’agit de débattre, deux équipes sont formées et, afin d’équilibrer les forces, un des élèves de Ste-Justine fera équipe avec ceux de Baie-Comeau. Ici aussi, l’intégration des documents Google et de Via rend le travail d’équipe possible.
Après plusieurs rencontres virtuelles, nombre d’échanges collaboratifs, moult éclats de rire et chaleureuse complicité, l’évaluation se déroule sous le signe du plaisir sans aucun égard pour la technologie. Elle est indispensable, intégrée, quasi invisible.
Nous constatons que cette expérience a emporté l’adhésion de toutes et tous pour des raisons fort simples que soulignent Laurier, Tousignant et Morissette (2005) :
Elle est contextualisée. […]
Elle est complexe. […]
Elle est signifiante. […]
Elle devient une occasion d’apprentissage. […]
Elle fait appel à des attitudes particulières […]

Elle permet l’inférence. La tâche doit donner lieu à une performance qui permettra de juger le développement des compétences en fonction des critères d’évaluation retenus.”
Débattre en ligne, c’est non seulement possible, mais agréable et motivant, pour ne pas dire enlevant. À preuve, tout juste bouclée, notre expérience figure déjà à nos agendas pour une récidive en mai prochain, car notre conclusion se résume ainsi :
Que du bonheur! En plein dans le mille!
Pour découvrir les dessous de cette eXaltante eXpérience, deuX rendez-vous s’offrent à vous en avril 2014.
À l’origine du projet, les conseillères RÉCIT vous attendent à l’AQUOPS le mercredi 16 avril à 15 heures 30.
Deux des enseignantes du projet vous accueilleront pour leur part à l’AQIFGA le vendredi 11 avril à 10 heures 30.
Pour plus de renseignements, visitez les sites de l’AQUOPS et de l’AQIFGA.
Claudine et Danielle, RÉCIT à la FGA Côte-Nord et Chaudière-Appalaches
RÉFÉRENCES
Laurier, M. D., Tousignant, R., Morisette, D. (2005). Les principes de la mesure et de l’évaluation des apprentissages. Montréal : Gaëtan Morin éditeur. Chenelière. p. (110-111).